LEGISLATIVES EN FRANCE: LES PARTISANS DE L’ACCORD LFI/PS METTENT EN AVANT « L’ASPIRATION AU RASSEMBLEMENT » DES ELECTEURS DE GAUCHE, LES OPPOSANTS A L’ACCORD DENONCENT « UN RAFISTOLAGE »

05 - Mai - 2022

Invité de BFM-TV jeudi matin, le premier secrétaire du PS, Olivier Faure a défendu cet accord. Selon lui, « les Françaises et les Français ont fait le choix massif de l’union » au premier tour de l’élection présidentielle. M. Faure explique qu’il ne souhaite pas « dérouler le tapis rouge sous les pieds d’une majorité présidentielle qui va être à l’origine de graves régressions pour les Françaises et les Français ». « Nous avons déjà vécu la réforme de l’assurance -chômage. On nous prépare maintenant la réforme des retraites. »

Jeudi matin, la maire de Lille, Martine Aubry, a également appelé les socialistes à voter en faveur de l’accord. Dans un communiqué, l’ancienne ministre de l’emploi et de la solidarité dit partager « les propositions de justice sociale comme l’augmentation du pouvoir d’achat, la retraite à 60 ans pour tous ceux que le travail a usés, la défense des services publics, en particulier l’école et la santé, l’égalité hommes-femmes, le développement de la culture », qui se trouvent dans l’accord avec LFI.

Hier soir, plusieurs maires socialistes se sont également prononcés en faveur de cet accord. Parmi eux, Mathieu Klein, maire de Nancy, Nathalie Appéré, maire de Rennes, ou encore Johanna Rolland, maire de Nantes et directrice de la campagne d’Anne Hidalgo lors de la présidentielle. Pour eux, cet accord « répond à une aspiration profonde des femmes et des hommes de gauche de retrouver un chemin d’espoir ».

Les opposants à l’accord dénoncent « un rafistolage »
Parmi les plus virulents pourfendeurs d’un accord avec les « insoumis » figurent l’ancien ministre de l’agriculture Stéphane Le Foll, l’ex-premier ministre Bernard Cazeneuve, l’ancien premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis, la présidente de la région Occitanie, Carole Delga, ainsi que l’ancien président de la République François Hollande.

Tous estiment que leur ligne politique est incompatible avec celle, jugée radicale, de Jean-Luc Mélenchon sur l’Union européenne, la laïcité, les institutions ou encore la question des retraites. Il est hors de question pour eux de soutenir l’union portée par le premier secrétaire du PS et de « vendre » ce qu’il reste de leur parti et de son histoire en échange de quelques circonscriptions distribuées à la pièce par le chef de file de LFI et ses soutiens. M. Hollande a ainsi fait savoir à La Montagne hier qu’il « récus[ait] l’accord sur le fond et même sur les circonscriptions ». M. Cazeneuve a, lui, décidé de quitter le PS dans la foulée de l’annonce de l’accord, hier. Il estime notamment avoir « une conception nette et ferme de la laïcité, de la République, qui interdit toute convergence avec ceux dont la pensée sur ces questions est plus qu’ambiguë ».

De son côté, Jean-Marc Ayrault, autre ancien premier ministre de M. Hollande, a qualifié, hier, le compromis de « rafistolage », dénonçant le « prix exorbitant » payé par le PS, qui serait « absent dans 500 circonscriptions sur 577 ». « Il y a une forme de démission qui n’est pas défendable », a-t-il ajouté.

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