Moussa Tine-Affaire Khalifa Sall: "la Cour Suprême ne peut pas se prononcer deux fois sur une même affaire,"

19 - Décembre - 2018

La coalition Takhawou Senegaal avec Khalifa Sall se dit surpris par la précipitation de la Cour Suprême qui va se pencher ce jeudi 20 décembre, sur l’affaire Khalifa Sall et Cie suite au recours introduit par les avocats de l’ex-maire de la ville de Dakar pour « casser » l’arrêt de la Cour d’appel de Dakar du 30 août 2018.

Face à la presse cet après-midi, Moussa Tine, porte-parole du jour a réaffirmé d’abord que leur candidat Khalifa Ababacar Sall sera bel et bien dans la course présidentielle de 2019, avant d'alerter sur possible manipulation de la machine judiciaire. Avant d'indiquer que le dépôt des dossiers de leur candidat au greffe du Conseil Constitutionnel a été un «succès».

«Demain Khalifa est convoqué pour 7 pourvois en cassation devant la Cour Suprême alors que nous en avions déposé 13. Or la Cour Suprême ne peut pas, sur une même affaire, se prononcer deux fois. Donc la Cour est obligée de statuer en une seule et même fois sur l’ensemble des pourvois qui sont déposés. Mais comme nous sommes dans la précipitation, dans le jeu de la manipulation pour écarter la candidature de Khalifa Ababacar Sall, il oublie de respecter les moindres procédures et même les nombres de pourvois. Comment demain le juge peut tenir, ainsi un pourvoi en cassation?», se demande t-il.

Poursuivant, M. Tine martèle à l'endroit de Macky Sall « D’abord il pensait que ce n'était pas possible. Et lorsque nous avons fini de déposer les documents demandés aupès du conseil constitutionnel de faire de Khalifa Sall notre candidat, c’est en ce moment-là, à la surprise de tout le monde, qu’on l'a convoqué au niveau de la Cour Suprême. Qu’il sache que nous ne nous faisons aucune illusion. La candidature de Khalifa Sall est aujourd’hui définitivement recevable aucune initiative ne peut pas empêcher à notre candidat d’être dans le compétition. »

Avant de conclure : « cette accélération du dossier continue aujourd’hui au niveau de la Cour Suprême. Donc cela montre que le dossier est purement politique et non juridique. »

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