PRESIDENTIELLE 2019 : DOUZE CANDIDATS ONT DEPOSE LEUR DOSSIER AU 1ER JOUR

12 - Décembre - 2018

Ils sont douze candidats à avoir déposé leur dossier de candidatures hier mardi 11 décembre 2018 au niveau du Conseil Constitutionnel après une très longue attente…

Au premier jour de l’ouverture des dépôts de candidatures, douze candidats, ont déposé hier, mardi 11 décembre 2018, leur dossier de candidatures au niveau du Conseil Constitutionnel. Il s’agit de Macky Sall, Idrissa Seck, Ousmane Sonko, Boubacar Camara, Malick Gakou, Hadjibou Soumaré, Me Madické Niang, Mamadou Lamine Diallo, Pr Ibrahima Sall, Me Aissata Tall Sall, Amadou Seck, etc. Première à s’acquitter de cette formalité, la mandataire du candidat de la coalition Benno Bokk Yaakar, Mme Aminata Touré, a tenu à expliquer le processus. « Quand on est entré, on a attendu d’être appelé au niveau du greffe. Quand cela a été fait, nous avons amené tousles papiers. Nous avons remis une clé USB. Le greffier a vérifié et, ensuite, il nous a remis un récépissé avant de nous faire savoir que notre candidat a produit toutes les piècesréclamées », a confié à la presse l’ancien Premier ministre à sa sortie du greffe du Conseil Constitutionnel.

Cinquième sur la liste d’entrée, Ibra Diouf Niokhobaye, le mandataire de la coalition « Madické Président » a confirmé lui aussi avoir effectivement déposé le dossier de candidat, à sa sortie du bureau du greffe. Avant de se désoler du fait qu’« il y a quelques échauffourées dues essentiellement aux comportements de quelquesresponsables politiques. Mais, nous, au niveau de la coalition « Madické 2019 », n’avons rien à voir avec cela. Nous nous sommes comportés comme d’honnêtes citoyens respectueux des lois de ce pays. Ce matin (Hier, Ndlr) quand les gendarmes sont venus nous remettre nos tickets, il s’est trouvé que nous étions à la 5ème place. Donc, nous n’avions pas voulu nous exprimer à travers la presse comme certains l’ont fait parce qu’on savait déjà que nous on était à la 5ème place. Et rien ne sert de spéculer comme ça à travers les médias. Nous nous félicitons de ce qui s’est passé et nous félicitons notre candidat Me Madické Niang. » Poursuivant, M. Diouf a félicité les éléments de la gendarmerie « qui étaient là hier aujourd’hui parce que, de mon point vue, ils ont fait un excellent travail. Evidemment, il peut y avoir descontestations de part et d’autre mais l’esprit républicain a prévalu », a positivé le syndicaliste.

Pour El Hadj Malick Gakou,candidat de la coalition de « l’Espoir » et sixième sur la liste, « quel que soi le prix, il allait déposer notre candidature. » Et de poursuivre en expliquant, histoire de profiter du retentissement médiatique pour faire sa propagande, que « cette candidature portera la marque de l’espoir, l’incarnation populaire qui devra créer les conditions d’une nouvelle émission populaire à travers une économie de création de richesses, de développement durable, une économie de prospérité dans la cohésion sociale et la paix au niveau national et international. C’est la raison pour laquelle, en déposant ma candidature dansces conditions difficiles, je ne peux qu’être heureux de poser un acte qui portera la marque d’un Sénégal meilleur à partir du 24 février 2019 », soutient Malick Gakou. Ibrahima Sylla, directeur de campagne de Boubacar Camara : « Nous avons déposé nos signatures dans des conditions déplorables » De son côté, le mandataire et directeur de campagne du candidat Boubacar Camara affirme avoir déposé le dossier de son candidat mais « dans desconditions déplorablescausées par la perturbation d’hier (Ndlr, lesincidents de lundi au siège du Conseil constitutionnel) par le régime actuel ». A l’en croire en effet, le mandataire de Benno Bokk Yaakar a bousculé la donne « parce que nous faisions partie des premiers arrivés sur place. Nous occupions le troisième rang. Il y a eu désordre, et cela nous a causé des préjudices. Heureusement que nous avons pu déposer tous nos parrainages. Nous gardons même une autre partie au cas où il y aurait problème. Nous avons fait le terrain et nous venons de boucler la première phase d’une campagne électorale. Nous nous acheminons vers la deuxième orientation. La collecte des signatures a été pour nous une opportunité car elle nous a permis de mieux comprendre le terrain et l’état d’esprit des Sénégalais.Le pouvoir pensait que le parrainage serait une contrainte pour empêcher certaines candidatures de passer, cela n’a pas été le cas pour ce qui nous concerne », explique M. Sylla. Selon lui, les partisans de Boubacar Camara s’acheminent vers une nouvelle démarche qui va démarrer bientôt autour d’un débat d’idées entre les prétendants au pouvoir afin de dégager les intérêts du pays. Selon l’enseignant à l’Université Gaston berger de Saint-Louis, l’idée n’est pas de barrer la route aux opposants mais plutôt de dégager un programme susceptible de redresser le Sénégal. « La coalition ‘’Fipou’’ derrière Boubacar Camara est plus que prête à relever le défi et d’assurer la relève du pays. Nous avonslescompétences requises pour gouverner le pays. Le problème du Sénégal est la mal présidence incarnée par des gens incapables d’assurer leur rôle. Notre objectif,c’est de chasser le Président Macky Sall, le 24 février », conclut le mandataire de Boubacar Camara. A noter que le mandataire du Parti du Parti démocratique sénégalais (Pds) a prévu de déposer ce jour, mercredi, le dossier de son candidat Karim Meissa Wade…

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