RATIONALISATION DE LA CARTE DIPLOMATIQUE : NOUS AVONS REALISE « DES ECONOMIES BUDGETAIRES DE DEUX MILLIARDS CINQ CENTS MILLIONS » (AMADOU BA)
Invité de l’émission « Jury du dimanche », dimanche 29 décembre, sur Iradio, le ministre des Affaire étrangères et des Sénégalais de l’extérieur s’est félicité des résultats produits par la rationalisation de la carte diplomatique. Le processus va continuer en 2020, a-t-il promis.
« L’Etat a très peu de ressources, je suis bien placé pour en parler. Quand je suis arrivé au ministère des Affaires étrangères, j’ai demandé au président de la République la possibilité de faire quelques réformes. Les réformes sont douloureuses, c’est pour cela qu’on y va tout doucement. C’est d’abord la suppression des bureaux économiques », a d’abord expliqué Amadou Bâ, dimanche 29 décembre face au « Jury du dimanche » sur Iradio.
« Nous pensons qu’une ambassade, dans son intégralité doit être au service de l’économie, de la politique et des affaires consulaires. Or, les bureaux économiques avaient leur budget à part à l’intérieur de l’ambassade. On était dans une situation où le bureau économique n’avait pas assez de ressources, l’ambassade aussi. La suppression c’est quoi ? Les postes restent sauf qu’ils ne sont plus des bureaux économiques autonomes. Ils sont conseillers en charge des questions économiques. Donc, il n’y a pas de changement majeur, a-t-il reconnu. L’autre changement consistait à réduire le nombre de consulats généraux. On a cinquante-trois représentations diplomatiques, quatorze consulats généraux dont quatre en France. Nous avons estimé que nous pouvions en réduire un et le remplacer par un bureau consulaire (Bordeaux) avec des effectifs réduits et qui va rendre les mêmes missions que le consulat rendait. Sauf qu’il y aura un consulat général peut-être non loin pour certaines missions spécifiques et certaines missions pratiques. »
Le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur a aussi confirmé la suppression du consulat de Lagos, au Nigéria. « Et l’année 2020, nous allons poursuivre le processus de suppression. Cela nous a permis aujourd’hui, avec les affectations qui sont faites, de faire à peu près des économies budgétaires de deux milliards cinq cents millions et nous solliciterons du président de la République le droit d’utiliser cet argent pour améliorer le cadre de travail des agents du ministère des Affaires étrangère. Cela nous semble être logique », a ajouté le ministre.
Cheikh Sidou SYLLA