REVUE DE PRESSE : LE DIALOGUE NATIONAL MAINTIENT L’INTÉRÊT DES JOURNAUX POUR LA POLITIQUE

15 - Janvier - 2020

Les sujets politiques s’imposent presque naturellement à la livraison de mardi de la presse quotidienne, dans le sillage de la première réunion, la veille, du comité de pilotage du dialogue national.

Si l’As semble donner le ton ("Famara Ibrahima Sagna démarre mal son dialogue"), le fait est que les journaux adoptent tous le même ton en se faisant écho du climat de tension dans lequel s’était tenue la première réunion de cette concertation nationale décidée par le président de la République Macky Sall et à laquelle participent différents segments de la nation.

’’La cooptation par Macky Sall de quarante nouvelles personnes dans le comité de pilotage à l’insu de l’opposition a été la pierre d’achoppement du dialogue politique. Le pouvoir et l’opposition qui participent au dialogue national se sont livrés à des joutes verbales à propos de ces nominations’’, indique Walfquotidien.

"L’ambiance a en effet été viciée par la proposition faite par Famara Ibrahima Sagna à propos de l’élection de deux vice-présidents et deux secrétaires. Ce qui a déclenché un énorme tohu-bohu puisque les gens parlaient sans s’écouter, ni se référer à la proposition du président du comité de pilotage du dialogue national", écrit L’As.

Selon le même journal, le rajout de "40 personnes à la première liste des membres du comité ont aussi soulevé la polémique". "Acte 1 d’un dialogue de sourds", résume le quotidien Enquête.

"Après un démarrage chaotique hier, le dialogue national se réunit à nouveau, jeudi prochain, pour essayer de dépasser ces goulots qui l’empêchent d’avancer", écrit ce journal.

"La première réunion du comité de pilotage du dialogue national s’est ouverte sur un gros malentendu. La rencontre a fait l’objet de grandes controverses à la lecture des membres du comité de pilotage. Une liste qui a connu un rajout de 40 nouveaux membres, sans consultations préalables", rapporte L’Observateur.

D’où cette manchette de Source A : "Famara et Cie, à la borne fontaine", ou celle de Sud Quotidien, qui titre : "Famara joue à l’équilibriste". Et ce journal d’ajouter que Famara Ibrahima Sagna a dû prendre la parole pour "arrondir les angles" en précisant que la cooptation de nouveaux membres est partie d’une demande de l’opposition "pour qu’il y ait des femmes dans le comité de pilotage".

Le journal Le Quotidien évoque des "salves de l’opposition contre Famara Ibrahima Sagna", avant d’ajouter que ce dernier "assume tout". "S’il faut en vouloir à quelqu’un, fusillez-moi", dit-il dans des propos rapportés par L’As.

"Je n’ai besoin ni de budget ni de salaire (....). Moi, je ne suis pas quelqu’un à qui on dicte la conduite à tenir", affirme par ailleurs le président du dialogue national dans d’autres déclarations citées par le même journal.

Au finish, "Big Fam désamorce la bombe des 40 +repêchés+", estime Le Témoin quotidien. "Le président Famara Ibrahima Sagna a joué de son expérience pour calmer le jeu en apportant des éclairages sur certains points", souligne le journal.

Des suspicions peuvent en cacher d’autres, avec la décision de Me Abdoulaye Wade de se retirer du Front de résistance nationale (FRN), un regroupement de partis de l’opposition suspectés par l’ancien président de "collusion avec le pouvoir" (L’As), par le biais du dialogue national.

Le Parti démocratique sénégalais (PDS), à travers Me Wade, "claque la porte" du FRN, note le quotidien Enquête. "Abdoulaye Wade et son parti suspendent leur participation au Front de résistance nationale. Mais en laissant des accusations graves de +compromission+ de certains dirigeants du Front avec le pouvoir en place", écrit Le Quotidien.

’’Les passes d’armes entre Mamadou Diop Decroix et Mamadou Lamine Diallo ces derniers jours au sujet de la participation au dialogue national ont fini par disloquer l’opposition’’, constate Walfquotidien.

Il ajoute que "Me Wade et le PDS qui soupçonnent des relations douteuses entre Macky Sall et certains leaders de l’opposition ont décidé de suspendre leur participation au Front de résistance national dont ils étaient membres fondateurs en attendant d’y voir un peu plus clair’’.

Selon L’Observateur, l’ancien président pointe ainsi "des dysfonctionnements au sein de cette organisation de l’opposition sénégalaise", ce à quoi répond, dans les mêmes colonnes, le coordonnateur du FRN, Mactar Sourang.

"Il a été mal informé", réplique-t-il, avant d’enfoncer le clou, à la Une du quotidien L’As : "Quand Wade a rencontré Macky Sall, nous n’avons pas dit qu’il est allé se compromettre".

Le Soleil préfère à toute cette polémique la bonne nouvelle, à priori plus consensuelle, de l’exploitation du champ pétrolier de Sangomar, dont le processus est lancé selon le journal. Il précise que la mise en production est "prévue début 2023 avec une cible de 230 millions de barils de pétrole brut".

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