Université Assane Seck de Ziguinchor : Vers l’annulation du second semestre

02 - Décembre - 2024

Lors de sa réunion du mercredi 27 novembre dernier, le Conseil académique de l’Université Assane Seck de Ziguinchor (Uasz) a proposé, en plus de la fermeture du campus pédagogique et la dissolution de toutes les amicales des étudiants, l’annulation du second semestre de l’année 2023-2024

L’Université Assane Seck de Ziguinchor tra verse une crise profonde actée par la fermeture du campus et social depuis le vendredi 29 no vembre dernier. Au rythme où vont les choses, les années aca démiques risquent de se chevau cher davantage. Pour cela, le Conseil académique a décidé d’anticiper. L’instance dirigée par le rec teur, Pr Alassane Diédhiou, s’est réunie le mercredi 27 novembre dernier pour statuer sur la si tuation actuelle qui prévaut au sein de cette institution. Au cours de cette réunion, elle a agité la question relative à l’an nulation du second semestre de l’année académique 2023-2024.

Le Pr Diédhiou justifie cette dé cision du Conseil académique (Ca) par le fait que l’Université Assane Seck de Ziguinchor (Uasz) a déjà accusé « beaucoup de retard ». Selon lui, si le Conseil regrou pant les Unités de formation et de recherches (Ufr) entérine cette décision du Ca, l’annulation du second semestre sera imminente. « Lors de notre réunion du mer credi 27 novembre dernier, il y avait une deuxième proposition qui a été faite, à savoir l’annula tion du second semestre de l’an née 2023-2024. Les retards sont connus de tous. Et si les étu diants, en plus de ces retards, décident de décréter un mot d’or dre de grève illimitée, on s’est dit qu’on ne peut pas continuer à avoir des années qui se chevau chent », a expliqué le Pr Alassane Diédhiou dans un entretien qu’il a accordé à des médias dont « Le Soleil ». Les raisons de la fermeture Insistant sur le retard, le pré sident du Conseil académique de l’Uasz a révélé que même sans la grève des étudiants, certaines Ufr allaient commencer l’année 2024-2025 au mois de mai. Depuis le vendredi 22 novem bre, l’Université Assane Seck de Ziguinchor (Uasz) est plongée dans une crise sans précédent caractérisée par des scènes de violences inouïes. Une semaine plus tard, et pour des raisons de sécurité, le Conseil académique a décidé de la fermeture du cam pus.

À quand la réouverture ? Le recteur dit attendre les conclu sions du Conseil d’Ufr. Il appar tient, a-t-il dit, à ladite instance de statuer aux fins de fixer les modalités de reprise. « Si le Conseil de l’Ufr entérine cette décision, nous allons convoquer au plus vite le Conseil académique pour apprécier ensemble et fixer une date pour la réouverture du campus pédagogique », a rassuré le Pr Alassane Diédhiou, affirmant, à nouveau, que l’Université Assane Seck a été fermée pour des raisons de sécurité. « Ces scènes de violence ne pouvaient pas continuer.

On ne peut pas avoir un campus où les personnels administratif et enseignant ne peuvent pas venir travailler parce qu’il y a des étudiants qui y sèment la terreur. Nous avons choisi la non-violence et sans ac tivités pédagogiques », a précisé le recteur de l’Uasz. Abordant la question relative à l’achèvement et la livraison des chantiers entamés depuis 2015, principale revendication des étu diants, le Pr Alassane Diédhiou a soutenu qu’ils ne peuvent être livrés « dans l’immédiat et les étu diants doivent le comprendre ». Prenant la défense de son mi nistre de tutelle qui avait promis aux étudiants que ces chantiers allaient être livrés dans un délai très court, le recteur de l’Uasz a rappelé que « le ministre n’est pas un entrepreneur et que, s’il donne un délai, c’est sur la base d’un engagement donné par l’en trepreneur. Donc, il s’est trompé de bonne foi ».

lesoleil.sn

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